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 POURQUOI LA DANSE ?

 La danse, tout comme le chant et le cri, est une des expressions fondamentales de l’être humain. La première connaissance du monde, antérieure à la parole, est celle qui nous vient du mouvement. A son sens premier, la danse surgit du plus profond de l’être humain : elle est mouvement de vie, d’intimité, de célébration. Elle est un élan d’union à sa propre espèce et au cosmos.

 Elle est une manière d’être au monde et représente une voie privilégiée d’accès à notre identité première. Elle est aussi la manifestation de l’unité entre l’homme et l’univers. Cette notion de la danse comme « mouvement intégrant » est très ancienne et revêt, tout au long de l’histoire de l’humanité, les expressions les plus diverses selon les cultures et les moments historiques : danse primitives, danses orphiques, mystères dionysiaques, cérémonies tantriques, girations des derviches tourneurs, danses chamaniques.

 

La codification de la danse, dont seule est retenue la valeur chorégraphique «spectaculaire », est très récente dans l’histoire de l’humanité. Dans les cultures dites primitives, la danse est une manière de communiquer utilisée pour dire la joie ou la tristesse, la peur ou la colère, la naissance et les deuils. En fait, elle permet de rendre des hommages (religieux ou païens) à la vie. La civilisation a progressivement «rétréci » la dimension expressive du mouvement en tant qu’expérience de vie, pour n’en retenir que l’utilité et le mettre au service du travail. 

 

 

QUELLES MUSIQUES, QUELLES DANSES ?

 

Les musiques choisies sont puisées dans le patrimoine universel primitif, classique, folklorique ou moderne (œuvres classiques, jazz, musique africaine, latino-américaine, etc.), pour leur pouvoir inducteur de mouvement intégré, d’expression, de communication et de sensibilisation. L’accent est mis sur la joie de vivre ainsi que sur l’expression d’émotions structurantes et stimulantes des fonctions vitales.

 

Le contenu gestuel et émotionnel (vivenciel) exprimé, ne fait pas l’objet d’interprétation ou d’analyse, le facilitateur ne se substituant pas au psychothérapeute (bien que les effets de la Biodanza soient thérapeutiques).

Des espaces sont ouverts de manière ponctuelle, avant la séance, de manière à permettre, par la description verbale du vécu, l’élaboration de celui-ci, a posteriori, c’est-à-dire d’une séance sur l’autre.

 

Bien que chaque exercice fasse l’objet d’une consigne claire et d’une démonstration de la part du facilitateur, sa réalisation est toujours un espace de liberté que découvre le biodanseur : il n’y a pas de modèle, mais une invitation à la danse, à l’expérience, à la vivencia.

On peut dire que la Biodanza est une proposition de construction ou de réhabilitation de l’identité à partir du noyau sain auquel Rolando Toro a donné le nom d’Inconscient Vital.

 

Les exercices proposés sont, dans leur stricte réalisation motrice, très simples et à la portée de tous. Il n’est nullement besoin de savoir danser ou de posséder une quelconque habileté physique particulière pour pratiquer la Biodanza.

 

Ce dont  nous avons besoin pour vivre est d’un sentiment d’intimité, de transcendance, de relations épanouissantes et d’un environnement stimulant. Et ces besoins naturels et fondamentaux constituent nos objectifs.

 

Nous savons que le sentiment de consistance existentielle ne se nourrit pas d’une idéologie mais des vivencias mises en acte. Notre finalité est d’activer, par la danse et des exercices de communication en groupe, des vivencias profondes d’harmonie.

R. Toro